Les étrangers au haut Moyen Age

Migration - Intégration - Acculturation

 

"Les étrangers au haut Moyen Age. Migration - Intégration - Acculturation" est une base de données multilingue et illustrée sur Internet recensant des sépultures de groupes ou d'individus étrangers datant de l'époque des Grandes Migrations et du haut Moyen Age (environ 400-800 apr. J.-C.). Cette base de données est disponible en langues allemande, anglaise, danoise, espagnole, française, grecque, hollandaise, hongroise, slovaque et suédoise. Le projet a été mis en place dans le cadre du programme Culture 2000 de la Direction générale X par la Commission européenne ; il doit rendre le thème facilement accessible, tout en permettant à la communauté scientifique d'éventuelles recherches plus poussées.

Trois modes d'accès à la base sont offertes à l'utilisateur:

  • par recherche directe de tous les sites portés sur carte
  • par différents moteurs de recherche
  • par les textes d'introduction des différents thèmes prédéfinis

 

Pourquoi, ce sujet : "Les étrangers au haut Moyen Age" ?

La transition entre l'Antiquité et le Moyen Age est d'importance capitale pour la formation de l'Europe médiévale et moderne. Les migrations de groupes de cavaliers nomades et surtout de groupes germaniques entraînèrent en Europe des changements à vaste échelle. L'Empire romain d'Occident cessa d'exister. Des royaumes germaniques lui succédèrent. Raisons personnelles, facteurs économiques, mais aussi expéditions guerrières causèrent une grande mobilité tant des individus que de confédérations de peuples entiers. Dans toute l'Europe, des hommes aux origines diverses furent amenés à organiser une cohabitation. Bien que les nouveaux venus aient été partout minoritaires, que ce soit en Gaule, dans la péninsule ibérique, en Pannonie (Hongrie occidentale) ou en Italie, c'était cependant eux qui exerçaient le pouvoir. A la migration succéda toujours l'intégration et l'acculturation des nouveaux venus ou des autochtones. La fusion de populations de cultures diverses en de nouvelles communautés n'est donc pas un phénomène apparu au XX e siècle, mais se rencontre depuis la Préhistoire.

Ce processus est particulièrement net aux travers des découvertes archéologiques, révélant vestiges matériels de la vie quotidienne et coutumes funéraires qui donnent un aperçu direct de la "vie privée", domaine où l'identité personnelle est la plus lisible. Dans les cas les plus favorables, les découvertes archéologiques permettent non seulement d'identifier les étrangers, mais de montrer aussi comment ils ont influencé leur nouvel environnement ou comment ils ont réagi envers lui, mettant ainsi en évidence différents degrés d'acculturation pouvant aboutir à l'abandon de l'identité personnelle comme à la formation d'une nouvelle culture commune. L'inégalité des sources archéologiques dans les diverses régions de l'Europe rendit vite évident le fait qu'il ne pouvait y avoir une méthode universelle d'identification des étrangers. Pour chaque cas, il a fallu décider à nouveau quelle interprétation donner à des types de sépultures étrangers, des rites funéraires étrangers, des objets étrangers. Les critères de l'interprétation sont consultables dans la base de données.

 

Contact: quast@rgzm.de
  stegner@rgzm.de

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